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mercredi 18 octobre 2017

Los obispos polacos dicen 'no' a la comunión de los divorciados vueltos a casar | InfoVaticana

Los obispos polacos dicen 'no' a la comunión de los divorciados vueltos a casar | InfoVaticana

Los obispos polacos dicen 'no' a la comunión de los divorciados vueltos a casar

Los purpurados rechazan la posibilidad de acceso a la comunión de las parejas que vivan 'more uxorio' -en convivencia conyugal plena- sin estar unidas por el sacramento del matrimonio.

La Conferencia Episcopal Polaca, reunida en plenario en Lublin con la asistencia del nuncio, ha pronunciado un rotundo 'no' a la comunión de los divorciados vueltos a casar, leo en la publicación italiana Nuova Bussola Quotidiana.

El tema central de la reunión era, precisamente, debatir el texto con el que definir la aplicación de la exhortación papal Amoris Laetitia a la Iglesia polaca, y aunque el texto definitivo aún no se ha hecho público, la Bussola ha obtenido de una "óptima fuente" las directrices básicas del texto en el que los purpurados rechazan la posibilidad de acceso a la comunión de las parejas que vivan 'more uxorio' -en convivencia conyugal plena- sin estar unidas por el sacramento del matrimonio.

Va de suyo que lo mismo se aplica a quienes conviven en iguales condiciones sin estar casados. No puede acceder a la comunión sacramental, ni siquiera a la espiritual, mientras vivan al margen del vínculo indisoluble y fecundo que representa la unión de Cristo con su Iglesia.

El propio Pontífice, tras la publicación de la exhortación, dejó en libertad a los obispos para que interpretaran con discernimiento evangélico la aplicación de la misma a la práctica concreta de sus regiones, lo que parecen haber aprovechado los obispos polacos para decidir la suya, que se reafirma en lo que ha sido práctica constante de la Iglesia durante siglos.

¿Por qué es importante esta noticia? En primer lugar, desmiente (por si hiciera falta) la 'línea oficial' desatada contra los críticos de la exhortación y los cardenales firmantes de los Dubia en el sentido de que la ambigüedad del texto rompe la catolicidad, al hacer, en un asunto crucial para tres sacramentos y para el concepto mismo de pecado, que lo lícito sea ilícito y lo ilícito, lícito y permitido según la diócesis en la que se encuentre el fiel.

De hecho, en estas mismas páginas hemos hecho mención a algunas regiones donde la interpretación elegida es la diametralmente opuesta a la decidida por la Conferencia Episcopal Polaca, como es el caso de Alemania.

Pero la decisión de los obispos reunidos en Lublin es no menos crucial en el sentido de que se opone -no hay otra forma de decirlo- a lo que el propio Papa, en carta privada pero publicada por el propio órgano del Vaticano, L'Osservatore Romano, calificó en su día de "única interpretación posible" del texto pontificio.

En efecto, Francisco, en comunicación dirigida al presidente la Conferencia Episcopal de su país de origen, Argentina, felicita a sus colegas en el episcopado por la aplicación elegida, "única posible" entre las interpretaciones de la exhortación. Y precisamente en las diócesis argentinas se ha decidido permitir, según el discernimiento del sacerdote, la comunión de divorciados vueltos a casar.

El asunto es espinoso. Teniendo en cuenta la carta citada, la decisión de los polacos podría entenderse como un desafío al Pontífice e incluso proporcionar un vago balón de oxígeno a los firmantes de la 'correctio filialis'.

Pero, por otro lado, el episcopado polaco no hace sino acogerse a la libertad interpretativa abierta por el propio Francisco y casi obligada por la misma ambigüedad de la redacción en los puntos relativos a esta cuestión.

la Déclaration de Paris – A Europe We Can Believe In

la Déclaration de Paris – A Europe We Can Believe In

la Déclaration de Paris

Une Europe en laquelle nous pouvons croire

1. L'Europe nous appartient et nous appartenons à l'Europe. Ces terres constituent notre maison, nous n'en avons aucune autre. Les raisons pour lesquelles nous chérissons autant l'Europe dépassent notre capacité à expliquer ou justifier cette fidélité. Il est question d'histoires partagées, d'espérances et d'amours. Il est question de coutumes, de périodes de joie et de douleur. Il est question d'expériences enthousiasmantes de réconciliation et de promesses d'un avenir partagé. Les paysages et les évènements communs charrient une signification spéciale pour nous, mais pas pour d'autres. Notre maison est un lieu où les objets nous sont familiers et dans laquelle on nous reconnait, quelle que soit la distance qui nous éloigne de celle-ci. Celle-ci est l'Europe véritable, notre civilisation précieuse et irremplaçable.
L'Europe est notre maison.
2. L'Europe, dans toute sa richesse et grandeur, est menacée par une vision fausse qu'elle a d'elle-même. Cette fausse Europe s'imagine comme l'aboutissement de notre civilisation, mais, en fait, elle va nous confisquer notre patrie. Cette vision erronée fait appel à des exagérations et des distorsions de vertus authentiquement européennes tout en se montrant aveugle à ses propres vices. En cautionnant une lecture caricaturale de notre histoire, cette fausse Europe porte intrinsèquement des préjudices vis-à-vis du passé. Ces porte-étendards sont des orphelins volontaires, qui conçoivent leur situation, d'être apatrides, comme une noble prouesse. Sous cet angle, cette fausse Europe s'encense du fait d'être le précurseur d'une communauté universelle, qui n'est ni une communauté, ni universelle.
Une fausse Europe nous menace.
3. Les partisans de cette fausse Europe sont envoûtés par les superstitions d'un inévitable progrès. Ils croient que l'Histoire est de leur côté, et cette foi les rend hautains et dédaigneux, incapables de reconnaître les défauts du monde post-national et post-culturel qu'ils sont en train de construire. Dès lors, ils sont ignorants des vraies sources de la décence humaine, qu'ils affirment tellement tenir à cœur, comme nous d'ailleurs. Ils ignorent et même répudient les racines chrétiennes de l'Europe. Simultanément, ils prennent bien soin de ne pas froisser les musulmans, qu'ils imaginent adopter joyeusement leur perspective laïque et multiculturelle. Noyée dans ses préjudices, superstitions et son ignorance, et aveuglée vainement par des visions utopiques prétentieuses, cette fausse Europe étouffe toute dissidence. Ceci est fait, bien sûr, au nom de la liberté et de la tolérance.
La fausse Europe est utopique et tyrannique.
4. Nous rentrons dans une voie sans issue. La plus grande menace pour l'avenir de l'Europe n'est ni l'aventurisme de la Russie ni l'immigration musulmane. L'Europe véritable est menacée par l'étau suffocant que cette fausse Europe détient sur nos imaginations. Nos nations et notre culture partagée sont en train d'être vidées par des illusions et des aveuglements à propos de ce qu'est l'Europe et ce qu'elle devrait être. Nous prenons l'engagement de résister à cette menace pour notre avenir. Nous défendrons, soutiendrons et nous nous ferons les champions de cette Europe véritable, cette Europe à laquelle en vérité nous appartenons tous.
Nous devons protéger l'Europe véritable.
5. L'Europe véritable attend et encourage la participation active dans le projet commun de la vie politique et culturelle. L'idéal européen est un idéal de solidarité fondé sur le consentement à un code qui s'applique à tous, mais dont les devoirs sont limités. Ce consentement n'a pas toujours pris la forme d'une démocratie représentative. Cependant, nos traditions de fidélité civique reflètent un assentiment fondamental à nos traditions politiques et culturelles, quelles qu'en soient les formes. Par le passé, les européens se sont battus pour rendre nos systèmes politiques plus ouverts à la participation collective, nous sommes humblement fiers de cette histoire. En dépit des modalités qu'ils ont utilisé, parfois à travers la rébellion générale, ils ont chaleureusement affirmé qu'en dépit de leurs injustices et de leurs échecs, les traditions des peuples de ce continent sont les nôtres. Cette dédication à réformer fait de l'Europe un endroit qui recherche toujours plus de justice. Cet esprit de progrès prend racine dans notre amour pour et notre fidélité à notre terre natale.
La solidarité et la loyauté civique encouragent la participation active.
6. Un esprit européen d'unité nous permet de nous faire confiance dans l'espace public, même quand nous ne nous connaissons pas. Les parcs publics, les places et les larges avenues des villes et métropoles européennes expriment l'esprit politique européen : Nous partageons notre vie commune et la res publica. Nous partons du principe qu'il est de notre devoir d'être responsables pour l'avenir de nos sociétés. Nous ne sommes pas des sujets passifs, sous la domination de pouvoirs despotiques, qu'ils soient religieux ou laïques. Nous ne sommes pas non plus couchés devant d'implacables forces de l'Histoire. Etre européen signifie posséder un pouvoir politique et historique. Nous sommes les auteurs de notre destin partagé.
Nous ne sommes pas des sujets passifs.
7. L'Europe véritable est une communauté de nations. Nous avons nos propres langues, traditions et frontières. Néanmoins, nous avons toujours reconnu une affinité les uns pour les autres, même quand nous étions en désaccords, voire même en guerre. Cette unité-dans-la-diversité nous parait naturelle. Cette affinité est remarquable et précieuse, car elle ne va pas de soi. La forme la plus commune d'unité-dans-la-diversité est l'empire, que les rois guerriers européens ont tenté de recréer après la chute de l'Empire romain. L'attrait d'une forme impériale a perduré, bien que le modèle de l'Etat-nation ait pris le dessus, cette forme politique joint le peuple avec la souveraineté. L'Etat-nation dès lors est devenu la caractéristique principale de la civilisation européenne.
L'Etat-nation est la marque de fabrique de l'Europe.
8. Une communauté nationale s'enorgueillit par son propre gouvernement dans la manière qui lui sied, se ventant souvent de grandes prouesses nationales dans les domaines des arts et des sciences et entre en compétition avec les autres nations, parfois sur le champ de bataille. Ceci a blessé l'Europe, parfois gravement, mais n'a jamais compromis notre unité culturelle. Au fait, on peut constater le contraire. A mesure que les Etats européens se sont établis d'une manière aussi distincte, une identité commune d'européen se renforça. Par la suite de la terrible boucherie des guerres mondiales de la première partie du XXème siècle, nous avons émergé encore plus résolus à honorer notre héritage commun. Ceci témoigne la profondeur et la puissance de l'Europe comme civilisation qui est cosmopolite dans un sens propre. Nous ne cherchons une unité d'empire forcée ou imposée. Au contraire, le cosmopolitisme européen reconnaît que l'amour patriotique et la loyauté civique débouchent sur un horizon plus large.
Nous ne soutenons pas une unité imposée et forcée.
9. L'Europe véritable a été façonnée par le Christianisme. L'empire universel spirituel de l'Eglise a apporté une unité culturelle à l'Europe, sans passer par un empire politique. Ceci a permis le bourgeonnement de fidélités civiques au sein d'une culture européenne partagée. L'autonomie de ce que nous appelons la société civile est devenue une caractéristique fondamentale de la vie européenne. De plus, l'Evangile chrétien ne nous donne pas un système de lois d'origine divine complet. Par conséquent, la diversité des lois séculaires des nations peut être proclamée et honorée sans remettre en cause notre unité européenne. Ce n'est pas par accident que le déclin de la foi chrétienne en Europe a été accompagné par des efforts renouvelés d'établir une unité politique, un empire d'argent et de régulations, couvert de sentiments pseudo-religieux universels, qui est en train d'être construite par l'Union Européenne.
Le Christianisme a encouragé l'unité culturelle.
10. L'Europe véritable affirme l'égale dignité de chaque individu, quel que soit son sexe, son rang ou sa race. Ceci émerge également de nos racines chrétiennes. Nos vertus douces sont indéniablement liées à notre héritage chrétien : impartialité, compassion, miséricorde, réconciliation, lutte pour le maintien de la paix, charité. Le christianisme a révolutionné la relation entre l'homme et la femme, valorisant l'amour et la fidélité réciproques d'une manière jamais vue jusqu'à lors. Le lien du mariage permet conjointement à l'homme et à la femme de s'épanouir en communion. La plupart des sacrifices que nous faisons sont faits pour nos femmes et enfants. Cet esprit de don de soi est également une autre contribution chrétienne à l'Europe que nous aimons.
Des racines chrétiennes nourrissent l'Europe.
11. L'Europe véritable s'inspire également de la tradition classique. Nous nous reconnaissons dans la littérature de l'ancienne Grèce et Rome. En tant qu'européens, nous luttons pour la grandeur, la couronne des vertus classiques. Par moment, ceci a débouché sur une compétition violente pour la suprématie. Cependant, dans le meilleur des cas, cette aspiration pour l'excellence inspire les hommes et les femmes d'Europe à réaliser des chefs d'œuvre musicaux et artistiques d'une beauté incomparable et à faire des percées dans les domaines de la science et de la technique. Les graves vertus des Romains, maîtres d'eux-mêmes, la fierté dans la participation civique et l'esprit de questionnement philosophique des Grecs n'ont jamais été oublié dans l'Europe véritable. Ces héritages, aussi, sont les nôtres.
Les racines classiques encouragent l'excellence.
12. L'Europe véritable n'a jamais été parfaite. Les partisans de la fausse Europe n'ont pas tort de chercher des progrès et des réformes ; beaucoup a été accompli depuis 1945 et 1989 que nous devons chérir et honorer. Notre vie partagée est un projet continu, pas un héritage fossilisé. Cependant l'avenir de l'Europe repose sur une fidélité renouvelée aux meilleurs de nos traditions, pas sur un universalisme fallacieux qui exige l'oubli et la haine de soi. L'Europe n'a pas commencé avec les Lumières. Notre patrie bienaimée ne sera pas accomplie avec l'Union Européenne. L'Europe véritable est, et sera toujours, une communauté de nations à la fois insulaires, parfois férocement ainsi. Pourtant, elles demeurent unies pour un héritage spirituel, qu'ensemble nous débattons, développons, partageons et aimons.
L'Europe est un projet partagé.
13. L'Europe véritable est en péril. Les exploits de la souveraineté populaire, la résistance à l'empire, un cosmopolitisme capable d'amour civique, la conception chrétienne d'une vie humaine et digne, un lien vivant avec notre legs classique, tout cela nous échappe de plus en plus. Pendant que les partisans de la fausse Europe construisent leur fausse Chrétienté des droits humains universels, nous perdons notre maison.
Nous perdons notre maison.
14. La fausse Europe se vante d'être résolument engagée pour la liberté humaine. Cette liberté, cependant, est très partiale. Elle se prétend libération de toute contrainte : liberté sexuelle, liberté d'expression personnelle, liberté « d'être soi-même ». La génération de 1968 considère ces libertés comme des victoires précieuses sur un régime culturel qui était tout puissant et oppressif. Ils se voient comme des libérateurs ; leurs transgressions sont acclamées comme de nobles prouesses morales, pour lesquelles le monde est tenu d'être reconnaissant.
Une fausse liberté prédomine.
15. Pour les plus jeunes générations européennes, néanmoins, la réalité est beaucoup moins belle. L'hédonisme libertin mène souvent à l'ennui et au sentiment d'être inutile. Le lien du mariage a été fragilisé. Dans le tourbillon de la liberté sexuelle, les désirs profonds de nos jeunes de se marier et de fonder des familles sont souvent frustrés. Une liberté qui frustre les plus profonds désirs du cœur devient une malédiction. Nos sociétés semblent sombrer dans l'individualisme, l'isolement et le désœuvrement. Au lieu d'être libres, nous sommes condamnés à la conformité vide du consommateur et de la culture des médias. Il est de notre devoir de dire la vérité : La génération de 1968 a détruit mais n'a rien construit. Ils ont créé un vide qui est aujourd'hui rempli par les réseaux-sociaux, un tourisme bon marché et la pornographie.
L'individualisme, l'isolation et le désœuvrement sont très répandus.
16. Alors même qu'on nous vante d'avoir une liberté sans précédent, la vie européenne devient de plus en plus régulée. Ces règles, souvent conçus par des technocrates sans visage à la solde des puissants, gouvernent nos relations professionnelles, nos décisions d'affaires, nos qualifications éducatives et nos médias d'information et de divertissement. Pourtant, l'Europe cherche à accentuer les régulations existantes sur la liberté d'expression, une liberté européenne indigène qui incarne la liberté de conscience. Les cibles de ces restrictions ne sont pas ni l'obscénité ni les assauts sur la décence publique. Au contraire, l'Europe cherche à manifestement restreindre la liberté d'expression politique. Les chefs politiques qui rappellent des vérités gênantes sur l'Islam ou l'immigration sont trainés devant les juges. Le politiquement correct impose des tabous qui empêchent toute remise en question du statu quo. Cette fausse Europe n'encourage pas vraiment une culture de liberté. Elle promeut une culture d'homogénéisation dictée par le marché et un conformisme imposé par la politique.
Nous sommes régulés et gérés.
17. Cette fausse Europe se vante d'être attachée à l'égalité comme jamais vue auparavant. Elle prétend lutter contre toutes les formes de discriminations liées aux appartenances raciales, religieuses ou identitaires en promouvant leur inclusion. Dans ce domaine, un progrès véritable a eu lieu, même si un détachement utopique des réalités a pris le dessus. Au cours de la génération précédente, l'Europe a poursuivi un grand projet multiculturaliste. Exiger ou même encourager l'assimilation des nouveaux venus musulmans à nos mœurs et coutumes, pour ne pas parler à notre religion, aurait été pensé comme une grosse injustice. Être attaché à l'égalité, nous dit-on, requiert une abjuration du fait que nous croyons notre culture supérieure. Paradoxalement, l'entreprise multiculturaliste européenne, qui dénie les racines chrétiennes de l'Europe, exploite un idéal de charité universelle d'une manière exagérée et non viable. Elle requiert des européens un très saint déni de soi à un degré considérable. Nous devrions alors reconnaître la colonisation de nos patries et la disparition de notre culture comme le plus grand accomplissement du XXIème siècle ; un acte collectif de sacrifice pour l'avènement d'une sorte de communauté globale, paisible et prospère.
Le multiculturalisme ne fonctionne pas.
18. Il y a beaucoup de mauvaise foi dans ce type de raisonnement. La plupart de ceux qui nous gouvernent, sans doute, considèrent la supériorité de la culture européenne mais refusent que cela soit affirmé publiquement dans des manières qui pourraient offenser les immigrés. De par la supériorité de la culture européenne, ils pensent que l'assimilation se fera de manière naturelle et rapide. En parodiant d'une manière ironique la pensée impérialiste d'antan, les classes gouvernantes européennes présument que par une loi de la nature ou de l'histoire, « ils » deviendront nécessairement comme « nous » ; il serait inconcevable de penser que l'inverse soit vrai. En attendant, le multiculturalisme officiel a été déployé comme un outil thérapeutique pour gérer les malheureuses mais « temporaires » tensions culturelles.
La mauvaise foi se développe.
19. Il y a une mauvaise foi encore plus présente, et encore plus sombre, à l'œuvre. Au cours de la dernière génération, il y a eu un nombre de plus en plus important des membres de notre classe dirigeante qui ont décidé que leur intérêt se trouvaient favorisés par une accélération de la mondialisation. Ils espèrent construire des institutions supranationales qu'ils seraient capables de contrôler sans avoir les inconvénients de la souveraineté populaire. Il devient de plus en plus clair que le « déficit démocratique » au sein des institutions européennes n'est pas simplement un problème technique qui doit être résolu par des moyens techniques. Ce déficit démocratique correspond plutôt à un engagement fondamental qui est défendu avec zèle. Qu'il soit défendu par des arguments d'une supposée « nécessité économique » ou par les exigences d'un droit international des droits de l'homme, qui échappe à tout contrôle, les mandarins supranationaux de l'Union Européenne confisquent la vie politique de l'Europe, répondant à toutes les remises en causes par une réponse technocratique : Il n'y a pas d'alternative. Ceci est la tyrannie douce mais réelle à laquelle nous sommes confrontés.
La tyrannie technocratique devient de plus en plus grande.
20. L'hubris de cette fausse Europe devient de plus en plus évidente, en dépit des meilleurs efforts que ses partisans font pour entretenir des confortables illusions. Par-dessus tout, cette fausse Europe est beaucoup plus faible que tout le monde imaginait. Le divertissement populaire et la consommation matérielle ne peuvent pas entretenir la vie civique. Privés d'idéaux supérieurs et découragés d'exprimer une fierté patriotique par l'idéologie multiculturaliste, nos sociétés rencontrent une difficulté à susciter la volonté de se défendre. De plus, la confiance civique et la cohésion sociale ne sont pas renouvelées par une rhétorique inclusive ou un système économique impersonnel, dominé par des grandes firmes internationales. Nous devons à nouveau parler franchement : les sociétés européennes résistent mal. Il suffit d'ouvrir les yeux pour voir une utilisation inédite de la puissance étatique, d'ingénierie sociale et d'endoctrinement dans le système éducatif. Ce n'est pas uniquement la terreur islamique qui apporte des soldats lourdement armés dans nos rues. La police anti-émeute est désormais nécessaire pour réprimer des groupes protestataires et même gérer des foules enivrées de supporteurs de football. Le fanatisme des supporters de nos équipes de football est un signe désespéré du besoin humain profond de solidarité, un besoin qui autrement reste inassouvi dans cette fausse Europe.
La fausse Europe est fragile et impuissante.
21. Les classes intellectuelles européennes sont, hélas, parmi les premiers partisans de la vanité de cette fausse Europe. Les universités sont, sans aucun doute, une des gloires de la civilisation européenne. Là où jadis, ils cherchaient à transmettre à chaque nouvelle génération la sagesse des siècles passés, aujourd'hui, pour la plupart ils associent la pensée critique à un rejet simpliste du passé. Un point de repère essentiel de la pensée européenne a été la rigoureuse discipline de l'honnêteté intellectuelle et la recherche de l'objectivité. Cependant, au cours de deux dernières générations, ce noble idéal a été transformé. L'ascétisme qui naguère visait à libérer l'esprit de la tyrannie de l'opinion dominante est devenu un conformisme peu réfléchi suscitant de l'animosité envers tout ce qui est nôtre. Cette position de rejet culturel permet sans trop de risque et de difficulté d'être « critique ». Au cours de la dernière génération, cela a été répétée dans les amphithéâtres, au point de devenir une doctrine, un dogme. Professer ce nouveau credo permet d'être accueilli au sein des « éclairés » tout en constituant un signe d'élévation spirituelle. Par conséquent, nos universités sont devenues des acteurs moteurs de destruction culturelle.
Une culture du déni de soi s'est installée.
22.Nos classes dirigeantes élargissent les droits humains. Elles combattent le changement climatique. Elles conçoivent un marché économique global intégré et harmonisent les politiques fiscales. Elles surveillent les progrès en vue d'une meilleure égalité des genres. Elles font tant de choses pour nous ! Qu'importe-t-il les mécanismes par lesquels elles agissent ? Qu'importe-t-il si les peuples européens deviennent de plus en plus sceptiques de leur administration ?
Les élites arrogantes font étalage de leur vertu.
23. Ce scepticisme grandissant est pleinement justifié. Aujourd'hui, l'Europe est dominée par un matérialisme sans but qui semble incapable de motiver les hommes et les femmes à fonder des familles. Une culture du rejet prive les prochaines générations de leur sens d'identité. Certains de nos pays ont des régions dans lesquels les musulmans vivent avec une autonomie informelle vis-à-vis des lois locales, comme s'ils étaient des colons plutôt que des membres frères de nos nations. L'individualisme nous isole les uns des autres. La mondialisation transforme les perspectives d'avenir de millions de personnes. Quand elles sont remises en question, nos classes gouvernantes affirment qu'ils ne font que leur possible pour s'adapter à l'inévitable, s'ajustant à des nécessités implacables. Il n'y a d'autres possibilités et résister serait irrationnel. Les choses ne pourraient être autrement. Ceux qui s'opposent à cette fatalité sont accusés d'être atteints par une nostalgie, pour laquelle ils méritent l'anathème de racistes ou fascistes. Alors que les divisions sociales et le manque de confiance dans les institutions devient de plus en plus visible, la vie politique européenne devient de plus en plus marquée par la colère et la rancœur, et personne ne sait où cela mènera. Nous ne devons pas continuer sur cette route. Nous devons rejeter la tyrannie de la fausse Europe. Une alternative est possible.
Une alternative est possible.
24. Travailler en vue du renouveau nécessite de partir d'une connaissance de soi théologique. L'universalisme et les prétentions universalistes de cette fausse Europe se révèlent être des ersatz d'une entreprise religieuse, dotée de son propre credo et de ses anathèmes. Ceci est un opium puissant qui paralyse l'Europe en tant que corps politique. Nous devons insister sur le fait que des aspirations religieuses sont proprement du domaine de la religion et pas de celui de la politique, encore moins celui de l'administration bureaucratique. Afin de retrouver notre capacité d'action politique et historique, il est impératif de relaïciser la vie publique européenne.
Nous devons repousser une pseudo-religion.
25. Ceci nous requiert de renoncer au langage mensonger qui évite la responsabilité et encourage la manipulation idéologique. Les discours à propos de la diversité, l'inclusion et le multiculturalisme sont vides. Souvent, un tel langage est déployé de manière à faire passer des échecs pour des réussites : l'effilochement de la solidarité sociale serait, « en fait », un signe d'accueil, de tolérance et d'inclusion. Ceci relève du discours marketing, un langage ayant pour but d'obscurcir plutôt que d'éclairer la réalité. Nous devons retrouver un respect permanent de la réalité. Le langage est un instrument délicat, et peut être avili quand il est utilisé comme une matraque. Nous devrions être les partisans de la décence du langage. Le recours à la dénonciation est le signe de la décadence de la période contemporaine. Nous ne devons pas accepter d'être intimidés verbalement, encore moins par des menaces de mort. Nous devons protéger ceux qui parlent raisonnablement, même si nous pensons qu'ils se trompent. L'avenir de l'Europe devra être libéral dans sa meilleure signification, ce qui signifie être attaché à un débat public solide, délivré de tous risques de violence et de coercition.
Nous devons restaurer un libéralisme véritable.
26. Briser le sort de la fausse Europe et de sa pseudo-religieuse croisade utopique, pour un monde sans frontières, signifie encourager un nouveau sens politique et un nouveau type d'homme d'état. Un bon chef politique, régit le bien public d'un peuple particulier. Un bon chef d'état considère notre héritage européen partagé et nos traditions nationales particulières comme magnifiques et vivifiantes, mais aussi comme des dons fragiles. Il ne rejette pas cet héritage et ne tente pas de le perdre en poursuivant des rêves utopiques. De tels chefs recherchent les honneurs donnés par leur peuple, ils ne recherchent pas l'approbation de la « communauté internationale », qui correspond en fait à l'instrument des relations publiques d'une oligarchie.
Nous avons besoin d'hommes d'Etat responsables.
27. Reconnaissant le caractère particulier des nations européennes, et leur marque chrétienne, nous ne devons pas être mis en difficulté par les fausses affirmations des multiculturalistes. Une immigration sans assimilation est une colonisation, et celle-ci doit être rejetée. Nous attendons justement de ceux qui migrent vers nos terres qu'ils s'incorporent à nos nations en adoptant nos mœurs. Cette attente doit être soutenue par des politiques consistantes. Le langage du multiculturalisme a été importé d'Amérique. Cependant, la grande période d'immigration vers les Etats-Unis s'arrêta au début du XXème siècle, une période de croissance économique rapide et remarquable, dans un pays n'ayant virtuellement pas d'Etat-providence, ayant un sens de l'identité national très prononcé à laquelle les immigrés étaient tenus de s'assimiler. Après avoir laissé entrer un nombre considérable d'immigrants, l'Amérique ferma presque complètement ses portes durant près de deux générations. L'Europe devrait apprendre de l'expérience américaine plutôt que d'adopter des idéologies étatsuniennes contemporaines. Cette expérience souligne le fait que le travail est un puissant moteur d'assimilation, qu'une politique sociale généreuse peut empêcher celle-ci, et qu'une politique prudente oblige parfois à réduire l'immigration, parfois drastiquement. Nous ne devons pas permettre à l'idéologie multiculturaliste de déformer nos jugements politiques concernant la manière de mieux servir le bien commun, qui nécessite des communautés nationales ayant suffisamment d'unité et de solidarité pour voir leur bien comme commun.
Nous devons renouveler l'unité nationale et la solidarité.
28. Après la deuxième guerre mondiale, l'Europe de l'ouest a cultivé des démocraties entreprenantes. Après l'effondrement de l'Union soviétique, les nations d'Europe centrale ont restauré la vitalité de leurs institutions civiques. Celles-ci font partie des plus précieuses prouesses de l'Europe. Elles seront perdues si nous ne traitons pas la question de l'immigration et du changement démographique de nos nations. Seuls les empires sont multiculturels, ce que deviendra l'Union européenne si nous échouons à faire du renouvellement de la solidarité et de l'unité civique les critères à partir desquels nous évaluerons les politiques d'immigration et les stratégies d'assimilation.
Seulement les empires sont multiculturels.
29. Beaucoup se trompent en pensant que l'Europe est n'agitée que par des controverses à propos d'immigration. En vérité, ceci n'est qu'une dimension d'un délitement social général qui doit être inversé. Nous devons reconnaître la dignité de rôles particuliers dans la société. Les parents, instituteurs et professeurs ont un devoir de former ceux qui se trouvent sous leur responsabilité. Nous devons résister au culte d'une expertise obtenu au détriment de la sagesse, du tact, de la quête d'une vie cultivée. Il ne peut avoir de renouveau de l'Europe sans rejet déterminé d'un égalitarisme exagéré et d'une réduction de la sagesse au savoir technique. Nous approuvons les réussites politiques de l'ère moderne. Chaque homme et femme devrait avoir un vote égal. Les droits fondamentaux devraient être protégés. Cependant une démocratie saine requiert des hiérarchies sociales et culturelles qui encouragent la quête de l'excellence et qui honorent ceux qui servent le bien commun. Nous devons restaurer un sentiment de grandeur spirituelle et l'honorer selon ce qui lui est dû, afin que notre civilisation réplique au pouvoir grandissant de la seule richesse d'un côté et au divertissement vulgaire de l'autre.
Des saines hiérarchies contribuent au bien-être social.
30. La dignité humaine est bien plus que le droit de ne pas être inquiété et les doctrines internationales des droits de l'homme n'épuisent pas les revendications de justice, encore moins ceux du bien. L'Europe doit retrouver un nouveau consensus à propos de la culture morale afin que les populations soient guidées vers une vie plus vertueuse. Nous ne devons pas permettre à une fausse conception de la liberté d'empêcher l'usage prudent de la loi pour prévenir le vice. Nous devons être indulgents de la faiblesse humaine, mais l'Europe ne peut s'épanouir sans la restauration d'une aspiration commune vers une conduite élevée et l'excellence humaine. Une culture promouvant la dignité découle de la décence et de l'accomplissement des devoirs de chacun selon sa place. Nous devons renouveler le respect mutuel entre les classes sociales, ce qui est caractéristique d'une société qui valorise des contributions de tous.
Nous devons restaurer notre culture morale.
31. Alors que nous reconnaissons les aspects positifs de l'économie de marché, nous devons résister aux idéologies qui cherchent à organiser toute la société à partir de la logique de celui-ci. Nous ne pouvons pas permettre que tout soit à vendre. Des marchés prospères requièrent l'état de droit, celui-ci devant viser plus haut que la simple efficacité économique. Les marchés fonctionnent bien lorsqu'ils sont enracinés dans institutions sociales robustes qui sont organisées selon leurs propres principes, qui ne relèvent pas de la logique de marché. La prospérité économique, bien qu'elle soit bénéfique, ne correspond pas au plus haut bien. Les marchés doivent être orientés en vue de finalités sociales. Aujourd'hui, le gigantisme des entreprises menace même la souveraineté politique. Les nations ont besoin de coopérer et de maîtriser l'arrogance et l'indifférence des forces économiques globales. Nous soutenons l'usage prudent de la puissance gouvernementale pour poursuivre des biens sociaux non-économiques.
Les marchés doivent être ordonnés en vue de finalités sociales.
32. Nous croyons que l'Europe a une histoire et une culture dignes d'être entretenues. Nos universités, cependant, bien trop souvent trahissent notre héritage culturel. Nous devons réformer les programmes éducatifs pour encourager la transmission de notre culture commune plutôt que d'endoctriner les plus jeunes à une culture du rejet de soi. Les professeurs et les tuteurs à tous les niveaux ont un devoir de mémoire. Ils devraient être fiers de leur rôle de pont entre les générations du passé et les générations à venir. Nous devons renouveler la culture d'élite de l'Europe en définissant le sublime et le beau comme notre étalon commun, en rejetant la dégradation des arts dans une forme de propagande politique. Ceci va nécessiter une nouvelle génération de mécènes. Les entreprises et les bureaucraties se sont montrées de mauvais gestionnaires des arts.
L'éducation doit être réformée.
33. Le mariage est le fondement de la société civile et constitue la base de l'harmonie entre les hommes et les femmes. C'est un lien intime organisé autour de l'entretien d'un foyer durable et l'éducation des enfants. Nous affirmons que nos rôles les plus fondamentaux en société en tant qu'êtres humains sont ceux de pères et mères. Le mariage et les enfants sont intrinsèquement liés à toute conception de l'épanouissement de l'être humain. Les enfants requièrent le sacrifice de ceux qui les font venir au monde. Ce sacrifice est noble et doit être honoré. Nous soutenons les prudentes politiques sociales qui encouragent et renforcent le mariage, les naissances et l'éducation des enfants. Une société qui échoue dans l'accueil de ses propres enfants n'a pas d'avenir.
Le mariage et les familles sont essentiels.
34. Il y a une grande anxiété en Europe aujourd'hui vis-à-vis de la montée de ce qui est appelé le « populisme ». Alors que ce terme n'est jamais vraiment défini, il est utilisé comme une invective. Nous avons nos doutes par rapport à ce phénomène. L'Europe doit faire appel à la sagesse de ses traditions plutôt que de compter sur des slogans ou des appels émotifs à la division. Il n'en demeure pas moins que nous considérons que ce phénomène peut représenter une saine rébellion contre la tyrannie de la fausse Europe, qui étiquète comme « anti-démocratique » toute menace à son monopole de légitimité morale. Le dénommé « populisme » questionne la dictature du statu quo, le « fanatisme du centre », et le fait légitimement. C'est un signe que même au milieu de notre culture politique dégradée et appauvrie, la capacité d'action historique des peuples européens peut renaître.
Le populisme doit être adressé.
35. Nous rejetons comme simpliste l'affirmation selon laquelle il n'y a pas d'alternative responsable à la solidarité artificielle, sans âme d'un marché unifié, à une bureaucratie transnationale, à un divertissement léger. Le pain et les jeux ne suffisent pas. L'alternative responsable est l'Europe véritable.
Notre avenir est celle de l'Europe véritable.
36. Dans ce moment, nous demandons que tous les européens nous rejoignent dans le rejet de l'utopie fantaisiste d'un monde multiculturel sans frontières. Nous aimons dans une juste mesure nos patries et nous cherchons à transmettre à nos enfants toutes les nobles choses que nous avons reçues en patrimoine. Comme européens, nous partageons aussi un héritage commun, un héritage qui nous demande de vivre en paix comme une Europe des nations. Renouvelons la souveraineté nationale, récupérons la dignité d'une responsabilité politique commune pour le bien et l'avenir de l'Europe.
Nous devons prendre nos responsabilités.
Philippe Bénéton (France)
Lánczi András (Magyarország)
Roger Scruton (United Kingdom)
Robert Spaemann (Deutschland)
Bart Jan Spruyt (Nederland)

la declaración de paris – A Europe We Can Believe In

la declaración de paris – A Europe We Can Believe In

la declaración de paris

Una Europa en la que podemos creer

1. Europa nos pertenece y nosotros pertenecemos a Europa. Estas tierras son nuestro hogar; no tenemos otro. Los motivos por los que amamos a Europa superan nuestra habilidad para explicar o justificar nuestra lealtad. Es cuestión de historias, esperanzas y amores compartidos. Es cuestión de usos y costumbres, de momentos de pathos y penas. Es cuestión de experiencias inspiradoras de reconciliación y de la promesa de un futuro compartido. Los paisajes y los acontecimientos ordinarios están cargados de un significado especial; para nosotros, no para los demás. El hogar es un lugar donde las cosas son familiares y donde somos reconocidos, por muy lejos que hayamos estado. Ésta es la Europa real, nuestra preciosa e irreemplazable civilización.
2. Europa, con todas sus riquezas y grandezas, está amenazada por una falsa comprensión de sí misma. Esta falsa Europa se imagina a sí misma como la culminación de nuestra civilización, pero en realidad quiere confiscar nuestro hogar. Recurre a exageraciones y distorsiones de las auténticas virtudes de Europa al tiempo que se mantiene ciega a sus propios vicios. Aceptando con complacencia caricaturas parciales de nuestra historia, esta falsa Europa sufre la hipoteca de un insuperable prejuicio contra el pasado. Sus partidarios son huérfanos por elección y pretenden que ser huérfano, no tener hogar, es un noble logro. De este modo, la falsa Europa se felicita a sí misma como la precursora de una comunidad universal que no es ni universal ni comunidad.
Una falsa Europa nos amenaza
3. Los patrocinadores de la falsa Europa están fascinados por la superstición de un progreso inevitable. Están convencidos de que la Historia está de su lado y esta fe les hace arrogantes y desdeñosos, incapaces de reconocer los defectos del mundo post-nacional y post-cultural que están construyendo. Además, se muestran ignorantes de las verdaderas fuentes de la decencia humana que ellos mismos valoran, al igual que nosotros. Ignoran e incluso repudian las raíces cristianas de Europa. Al mismo tiempo tienen un enorme cuidado de no ofender a los musulmanes, quienes imaginan que adoptarán alegremente su visión secular y multicultural. Inmersos en el prejuicio, la superstición y la ignorancia, y cegados por vanas y orgullosas visiones de un futuro utópico, la falsa Europa reprime conscientemente el disenso. Y todo esto lo hace, por supuesto, en nombre de la libertad y la tolerancia.
La falsa Europa es utópica y tiránica
4. Estamos llegando a un callejón sin salida. La mayor amenaza para el futuro de Europa no es ni el aventurismo ruso ni la inmigración musulmana. La verdadera Europa está en riesgo por la asfixiante presión que la falsa Europa ejerce sobre nuestras imaginaciones. Nuestras naciones y cultura compartida están siendo vaciadas por ilusiones y autoengaños acerca de lo que Europa es y lo que debería ser. Nosotros prometemos resistir a esta amenaza a nuestro futuro. Defenderemos, sostendremos y lucharemos por la Europa real, la Europa a la que verdaderamente todos pertenecemos.
Debemos defender la Europa real
5. La verdadera Europa espera y anima la participación activa en el proyecto común de la vida política y cultural. El ideal europeo es de solidaridad basada en el asentimiento a un cuerpo de leyes que se aplica a todos pero es limitado en sus demandas. Este asentimiento no siempre ha tomado la forma de la democracia representativa. Pero nuestras tradiciones de lealtad cívica reflejan un asentimiento fundamental a nuestras tradiciones políticas y culturales, cualesquiera que sean sus formas. En el pasado, los europeos lucharon para hacer nuestros sistemas políticos más abiertos a la participación popular y estamos justamente orgullosos de esta historia. Pero incluso cuando realizaban esta tarea, a veces en abierta rebelión, afirmaban con fuerza que, a pesar de sus injusticias y fallos, las tradiciones de los pueblos de este continente son las nuestras. Esta dedicación a la reforma hace de Europa un lugar que busca siempre una mayor justicia. Este espíritu de progreso nace de nuestro amor y lealtad hacia nuestras tierras patrias.
La solidaridad y la lealtad cívica animan a la participación activa
6. El espíritu europeo de unidad nos permite confiar en los otros en la vida pública, incluso cuando nos resultan extraños. Los parques públicos, plazas centrales y amplios bulevares de las ciudades europeas expresan el espíritu político europeo: compartimos nuestra vida común y la res publica. Asumimos que es nuestro deber responsabilizarnos del futuro de nuestras sociedades. No somos sujetos pasivos sometidos a poderes despóticos, ni sagrados ni seculares. Y tampoco estamos prostrados ante fuerzas históricas implacables. Ser europeo es poseer una voluntad política e histórica. Somos los autores de nuestro destino compartido.
7. La verdadera Europa es una comunidad de naciones. Tenemos nuestras lenguas, tradiciones y fronteras. Sin embargo siempre hemos reconocido un parentesco común, incluso cuando hemos estado en desacuerdo o nos hemos enfrentado en guerras. Esta unidad en la diversidad nos parece natural. Y sin embargo es excepcional y preciosa, precisamente porque no es ni natural ni inevitable. La forma política más común de unidad en la diversidad es el imperio, que los reyes guerreros europeos intentaron recrear durante los siglos posteriores a la caída del Imperio Romano. La fascinación de la forma imperial perduró, pero el estado-nación prevaleció como la forma política que une personalidad con soberanía. De este modo el estado-nación se convirtió en el distintivo de la civilización europea.
El estado-nación es una marca distintiva de Europa
8. Una comunidad nacional se enorgullece de gobernarse a sí misma a su modo, a menudo presume de sus grandes logros nacionales en las artes y las ciencias, y compite con otras naciones, a veces en el campo de batalla. Esto ha dañado a Europa, a veces gravemente, pero nunca ha amenazado nuestra unidad cultural. De hecho, ha sucedido justo lo contrario. A medida que los estados-nación de Europa se hacían más sólidos y distintos, una identidad europea compartida se hacía más fuerte. Como consecuencia de la terrible carnicería de las guerras mundiales en la primera mitad del siglo XX, emergimos incluso con una mayor resolución de honrar nuestra herencia compartida. Esto da testimonio de la profundidad y el poder de Europa como una civilización que es cosmopolita de un modo justo. No buscamos la unidad forzada e impuesta del imperio. Por el contrario, el cosmopolitismo europeo reconoce que el amor patriótico y la lealtad cívica se abren a un mundo mayor.
No apoyamos una unidad impuesta y forzada
9. La verdadera Europa ha sido marcada por el cristianismo. El imperio espiritual universal de la Iglesia trajo la unidad cultural a Europa, pero lo hizo sin un imperio político. Esto ha permitido que florezcan lealtades cívicas dentro de una cultura europea compartida. La autonomía de lo que llamamos sociedad civil se convirtió en un rasgo característico de la vida europea. Además, el Evangelio cristiano no nos ofrece una ley divina omnicomprensiva, y de este modo la diversidad de las leyes seculares de las naciones puede ser afirmada y defendida sin riesgo para nuestra unidad europea. No es ningún accidente que el declinar de la fe cristiana en Europa haya estado acompañado por renovados esfuerzos para establecer una unidad política, un imperio de dinero y regulaciones, recubierto con sentimientos de universalismo pseudo-religioso, que está siendo construido por la Unión Europea.
El cristianismo alienta la unidad cultural
10. La verdadera Europa afirma la igual dignidad de cada individuo, con independencia de su sexo, clase o raza. Esto también se deriva de nuestras raíces cristianas. Nuestras suaves virtudes proceden de una inconfundible herencia cristiana: justicia, compasión, misericordia, perdón, pacificación, caridad. El cristianismo revolucionó las relaciones entre hombres y mujeres, dando valor al amor y a la fidelidad mutua de un modo sin precedentes. El lazo del matrimonio permite tanto a los hombres como a las mujeres crecer en comunión. La mayoría de los sacrificios que hacemos los realizamos los esposos por el bien del otro cónyuge y el de nuestros hijos. Este espíritu de autodonación es también otra contribución cristiana a la Europa que amamos.
Las raíces cristianas alimentan a Europa
11. La verdadera Europa también saca su inspiración de la tradición clásica. Nos reconocemos en la literatura de las antiguas Grecia y Roma. Como europeos, luchamos por la excelencia, el culmen de las virtudes clásicas. En ocasiones, esto nos ha llevado a una violenta competición por la supremacía. Pero en su mejor versión, una aspiración hacia la excelencia, inspira a hombres y mujeres de Europa a crear obras artísticas y musicales de belleza insuperable y a realizar extraordinarios avances en ciencia y tecnología. Las serenas virtudes de los romanos y el orgullo de la participación cívica y el espíritu de indagación filosófica de los griegos nunca han sido olvidados en la Europa real. Este legado es también el nuestro.
Las raíces clásicas fomentan la excelencia
12. La verdadera Europa nunca ha sido perfecta. Los partidarios de la falsa Europa no se equivocan cuando abogan por el desarrollo y la reforma, y hay mucho de lo que se ha conseguido desde 1945 y 1989 que debemos estimar y defender. Nuestra vida en común es un proyecto en marcha, no una herencia fosilizada. Pero el futuro de Europa descansa en una renovada lealtad a nuestras mejores tradiciones, no en un espurio universalismo que exige olvido y auto repudio. Europa no empezó con la Ilustración. Nuestro amado hogar no será llevado a su consumación con la Unión Europea. La Europa real es, y siempre será, una comunidad de naciones inicialmente aisladas, a veces fieramente, y sin embargo unidas por un legado espiritual que, unidos, debatimos, desarrollamos, compartimos y amamos.
Europa es un proyecto compartido
13. La verdadera Europa está en peligro. Los logros de la soberanía popular, la resistencia al imperio, el cosmopolitismo capaz de amor cívico, el legado cristiano de una vida humana y digna, un compromiso vivo con nuestra herencia clásica… todo esto está desvaneciéndose. A medida que los promotores de la falsa Europa construyen su falsa "cristiandad" de derechos humanos universales, estamos perdiendo nuestro hogar.
Estamos perdiendo nuestro hogar
14. La falsa Europa se jacta de un compromiso sin precedentes con la libertad humana. Esta libertad, no obstante, es muy parcial. Se presenta como liberación de todas las restricciones: libertad sexual, libertad de expresión, libertad de "ser uno mismo". La generación del 68 contempla estas libertades como preciosas victorias sobre un otrora todopoderoso y opresivo régimen cultural. Se ven a sí mismos como los grandes libertadores, y sus trasgresiones son aclamadas como nobles y morales hazañas por las que el mundo entero debería estar agradecido.
Prevalece una falsa libertad
15. Para las generaciones más jóvenes de Europa, sin embargo, la realidad es mucho menos dorada. El hedonismo libertino lleva a menudo al hastío y a una profunda sensación de sinsentido. El vínculo del matrimonio se ha debilitado. En el turbulento mar de la libertad sexual, los deseos profundos de nuestros jóvenes de casarse y formar familias son frecuentemente frustrados. Una libertad que frustra los anhelos más profundos de nuestro corazón se convierte en una maldición. Nuestras sociedades parecen estar cayendo en el individualismo, el aislamiento y la falta de sentido. En vez de libertad, somos condenados a la vacía conformidad de una cultura guiada por el consumo y los medios de comunicación. Es nuestro deber proclamar la verdad: la generación del 68 destruyó pero no construyó. Crearon un vacío que ahora se llena con redes sociales, turismo barato y pornografía.
El individualismo, el aislamiento y la falta de sentido se generalizan
16. Al mismo tiempo que escuchamos alardes de una libertad sin precedentes, la vida europea está más y más regulada hasta el último detalle. Las normas, a menudo confeccionadas por tecnócratas sin rostro coordinados con poderosos intereses, gobiernan nuestras relaciones laborales, nuestras decisiones empresariales, nuestras calificaciones educativas, nuestros medios de comunicación y entretenimiento. Y ahora Europa busca intensificar las regulaciones existentes sobre la libertad de expresión, una libertad originaria europea, la manifestación de la libertad de conciencia. Los objetivos de estas restricciones no son la obscenidad u otros ataques a la decencia en la vida pública. Por el contrario, las clases gobernantes europeas desean restringir manifiestamente el discurso político. Los líderes políticos que dan voz a las verdades inconvenientes sobre el Islam y la inmigración son arrastrados ante los tribunales. La corrección política impone fuertes tabúes que consideran desafíos al status quo más allá de lo aceptable. La falsa Europa no promueve realmente una cultura de la libertad. Promueve una cultura de homogeneidad de mercado y conformidad políticamente impuesta.
Somos regulados y manejados
17. La falsa Europa también se jacta de un compromiso con la igualdad sin precedentes. Afirma promover la no discriminación y la inclusión de todas las razas, religiones e identidades. En estos campos se ha hecho un genuino progreso, pero ha arraigado una utópica indiferencia ante la realidad. Durante la pasada generación Europa ha perseguido un gran proyecto de multiculturalismo. Pedir o promover la asimilación de los recién llegados musulmanes a nuestros usos y costumbres, y mucho menos a nuestra religión, ha sido considerado una enorme injusticia. Nuestro compromiso con la igualdad, se nos dice, nos exige que abjuremos de cualquier pretensión de que nuestra cultura sea superior. Paradójicamente, la empresa multicultural europea, que niega las raíces cristianas de Europa, abusa del ideal cristiano de caridad universal de forma exagerada e insostenible. Requiere de los pueblos europeos un grado de abnegación impropio de la naturaleza humana. Requiere que afirmamos que la colonización real de nuestras patrias y la desaparición de nuestra cultura es el rasgo definitorio de la Europa del siglo XXI, un acto colectivo de auto sacrificio en nombre de una supuesta nueva comunidad global de paz y prosperidad que estaría naciendo.
El multiculturalismo es inviable
18. Hay una gran parte de mala fe en este modo de pensar. La mayoría de nuestra clase dirigente asume la superioridad de la cultura europea, que no debe de ser afirmada en público de modo que pueda ofender a los emigrantes. Dada esa superioridad, piensan que la asimilación ocurrirá de modo natural y de forma rápida. En un eco irónico del pensamiento imperialista de la vieja clase dirigente europea, asumen que, de alguna manera, por las leyes de la naturaleza de la historia, "ellos" se convertirán necesariamente en "nosotros", y no conciben que lo contrario pueda ser verdad. Mientras tanto, el multiculturalismo oficial ha sido desplegado como una herramienta terapéutica para gestionar las desafortunadas pero "temporales" tensiones existentes.
19. Hay aún más mala fe y de un tipo más siniestro. Durante la pasada generación, un segmento cada vez mayor de nuestra clase gobernante decidió que sus propios intereses se basan en una globalización acelerada. Quieren levantar instituciones supranacionales que puedan controlar sin los inconvenientes de la soberanía popular. Está cada vez más claro que el "déficit democrático" en la Unión Europea no es meramente un problema técnico que pueda ser remediado mediante ajustes técnicos. Más bien parece que este déficit es un principio fundamental y es defendido con celo. Tanto si busca su legitimación en unas supuestas necesidades económicas como si lo hace en el desarrollo autónomo de los derechos humanos internacionales, los mandarines supranacionales de las instituciones de la UE confiscan la vida política de Europa, respondiendo a todos sus retos con una respuesta tecnocrática: no hay otra alternativa. Ésta es la suave pero crecientemente real tiranía a la que nos enfrentamos.
La tiranía tecnocrática aumenta
20. La hubris de la falsa Europa se hace ahora evidente, a pesar de los grandes esfuerzos de sus partidarios por apuntalar sus cómodas ilusiones. Por encima de todo, la falsa Europa se revela más débil de lo que nadie hubiera imaginado. Los entretenimientos populares y el consumo material no alimentan la vida cívica. Privadas de altos ideales y desalentada toda expresión de orgullo patriótico por la ideología multiculturalista, nuestras sociedades tienen ahora dificultades para aglutinar una voluntad de autodefensa. Además, ni una retórica inclusiva ni un sistema económico despersonalizado y dominado por gigantescas corporaciones internacionales conseguirán renovar la confianza cívica y la cohesión social. Tenemos que ser, una vez más, francos: las sociedades europeas se están descomponiendo. Si abrimos los ojos, vemos un uso cada vez mayor del poder del gobierno, la ingeniería social y el adoctrinamiento educativo. No es sólo el terrorismo islámico el que provoca la presencia de soldados armados hasta los dientes en nuestras ciudades. La policía antidisturbios es ahora necesaria para reprimir violentas protestas antisistema e incluso para manejar a multitudes ebrias de aficionados al fútbol. El fanatismo de nuestras lealtades futbolísticas es un signo desesperado de la profunda necesidad humana de solidaridad, una necesidad que de otra manera queda insatisfecha en la falsa Europa.
La falsa Europa es frágil e impotente
21. Las clases intelectuales europeas están, lamentablemente, entre los principales partidarios ideológicos de las ideas de la falsa Europa. Sin duda, nuestras universidades son una de las glorias de la civilización europea. Pero donde en el pasado se intentaba transmitir a cada nueva generación la sabiduría de las épocas pasadas, hoy la mayoría en las universidades consideran que un pensamiento crítico es irreconciliable con el pasado. Un faro del espíritu europeo había sido la rigurosa disciplina de honestidad intelectual y objetividad. Pero durante las dos pasadas generaciones, este noble ideal ha cambiado. El ascetismo que una vez buscaba liberar la mente de la tiranía de la opinión dominante se ha convertido en una a menudo complaciente e irreflexiva animosidad contra todo lo que es nuestro. Esta actitud de repudio cultural funciona como una forma barata y fácil de ser "crítico". Durante la última generación ha sido practicada en las aulas y salas de conferencias, convirtiéndose en una doctrina, en un dogma. Y unirse a quienes profesan este credo se considera signo de "ilustración" y de elección espiritual. Como consecuencia, nuestras universidades son ahora activos agentes de la destrucción cultural en curso.
Ha arraigado una cultura del repudio
22. Nuestras clases gobernantes están promoviendo los derechos humanos. Trabajan para combatir el cambio climático. Están construyendo una economía de mercado más integrada globalmente y armonizando las políticas fiscales. Están supervisando los movimientos hacia la igualdad de género. ¡Están haciendo tanto por nosotros! ¿Qué importa cuáles sean los mecanismos por los que han ocupado sus puestos? ¿Qué importa si los pueblos europeos son cada vez más escépticos acerca de su generosa ayuda?
Las élites exhiben arrogantemente sus virtudes
23. Ese creciente escepticismo está completamente justificado. Hoy, Europa está dominada por un materialismo vacío que parece incapaz de motivar a los hombres y mujeres a tener hijos y formar familias. Una cultura del rechazo priva a la próxima generación de sentido de identidad. Algunos de nuestros países tienen regiones en las que los musulmanes viven con una autonomía informal de las leyes locales, como si fueran más bien colonizadores que miembros de nuestras naciones. El individualismo nos aísla a los unos de los otros. La globalización transforma las expectativas de vida de millones de personas. Cuando son criticadas, nuestras clases gobernantes dicen que únicamente están trabajando para adaptarse a lo inevitable. No es posible ningún otro rumbo y es irracional resistirse. Las cosas no pueden ser de otro modo. Los que se oponen son acusados de nostalgia, por lo que se hacen merecedores de condena moral como racistas o fascistas. A medida que las divisiones sociales y la desconfianza civil se hacen más evidentes, la vida pública europea se hace más desagradable, más resentida, y nadie sabe dónde acabará este proceso. No debemos continuar por este camino. Necesitamos librarnos de la tiranía de la falsa Europa. Existe una alternativa.
24. La tarea de renovación empieza con la reflexión teológica. Las pretensiones universalistas y universalizadoras de la falsa Europa revelan que estamos ante una empresa que es un sucedáneo religioso, con sus inflexibles credos y anatemas. Éste es el potente opiáceo que paraliza el cuerpo político europeo. Debemos insistir en que las aspiraciones religiosas tienen su lugar correcto en la esfera de la religión, no en el de la política, y mucho menos en el de la administración burocrática. Para recuperar nuestra voluntad política e histórica es imperativo que re-secularicemos la vida pública europea.
Debemos dar la espalda a un sucedáneo de religión
25. Esto requerirá que renunciemos al mendaz lenguaje que escapa de la responsabilidad y alimenta la manipulación ideológica. El discurso de la diversidad, la inclusión y el multiculturalismo está vacío. A menudo, ese lenguaje es empleado como una forma de caracterizar nuestros fracasos como si fueran éxitos: la disolución de la solidaridad social es "en realidad" un signo de acogida, tolerancia e inclusión. Esto es un lenguaje de marketing, un lenguaje destinado a oscurecer la realidad más que a iluminarla. Debemos recuperar un permanente respeto por la realidad. El lenguaje es un instrumento delicado y se corrompe cuando es usado como un arma. Deberíamos ser promotores de la decencia lingüística. El recurso a la denuncia es un signo de la decadencia de nuestro momento presente. No debemos tolerar la intimidación verbal, y mucho menos las amenazas de muerte. Necesitamos proteger a aquellos que hablan razonablemente, incluso si pensamos que sus opiniones son erradas. El futuro de Europa debe ser liberal en su mejor sentido, lo que significa el compromiso con un intenso debate público libre de toda amenaza de violencia y coerción.
Debemos restaurar un verdadero liberalismo
26. Romper el hechizo de la falsa Europa y su cruzada utópica y pseudo-religiosa en favor de un mundo sin fronteras significa fomentar un nuevo tipo de política y un nuevo tipo de político. Un buen líder político cuida del bien común de un pueblo particular. Un buen estadista considera nuestra herencia europea común y nuestras tradiciones nacionales particulares como admirables e inspiradoras, pero también como dones frágiles. No rechaza esa herencia ni se arriesga a perderla por ningún sueño utópico. Estos líderes desean los honores otorgados a ellos por su pueblo y no codician la aprobación de la "comunidad internacional", que es de hecho el aparato de relaciones públicas de una oligarquía.
Necesitamos hombres de estado responsables
27. Reconociendo el carácter particular de las naciones europeas y su identidad cristiana, no tenemos que mostrar perplejidad ante las falsas pretensiones de los multiculturalistas. La inmigración sin asimilación es colonización y debe ser rechazada. Esperamos legítimamente que aquellos que emigran a nuestras tierras se incorporen a nuestras naciones y adopten nuestra forma de vida. Esta expectativa tiene que ser promovida mediante políticas sensatas. El lenguaje del multiculturalismo ha sido importado desde Estados Unidos. Pero la época de mayor inmigración a América fue a los inicios del siglo XX, un periodo de un notable y rápido crecimiento económico, en un país sin virtualmente estado del bienestar y con un sentido muy intenso de identidad nacional a la que los inmigrantes se esperaba que se asimilasen. Después de admitir a un gran número de inmigrantes, Estados Unidos cerró sus puertas durante casi dos generaciones. Europa necesita aprender de esta experiencia norteamericana más que adoptar las ideologías contemporáneas norteamericanas. Esa experiencia nos dice que el lugar de trabajo es una poderosa maquinaria de asimilación, que un generoso estado del bienestar puede impedir la asimilación y que un liderazgo político prudente exige a veces reducciones en la inmigración, incluso drásticas restricciones. No debemos permitir que una ideología multicultural deforme nuestros juicios políticos sobre cómo servir mejor al bien común, lo que requiere comunidades nacionales con la suficiente unidad y solidaridad para considerar su bien como común.
Deberíamos renovar la unidad nacional y la solidaridad
28. Después de la Segunda Guerra Mundial, en la Europa Occidental surgieron vigorosas democracias. Después del colapso del Imperio Soviético, las naciones centroeuropeas restauraron su vitalidad civil. Estos son algunos de los logros más valiosos de Europa. Pero se perderán si no abordamos la inmigración y el cambio demográfico en nuestras naciones. Sólo los imperios pueden ser multiculturales; la Unión Europea lo será si no logramos consagrar una solidaridad renovada y unidad cívica como criterios para encauzar las políticas de inmigración y las estrategias para su asimilación.
Sólo los imperios son multiculturales
29. Muchos creen erróneamente que Europa está convulsionada sólo por las controversias en torno a la inmigración. En realidad ésta no es más que una dimensión de una mayor confusión social general que debe ser corregida. Tenemos que recuperar la dignidad de las funciones y los papeles dentro de la sociedad. Los padres, los profesores y los catedráticos tienen el deber de formar a aquellos que están bajo su cuidado. Debemos resistir el culto y el dictamen de los expertos en la materia que se impone a costa de la sabiduría, el tacto y la búsqueda de una vida cultivada. No puede haber renovación de Europa sin un decidido rechazo de un igualitarismo exagerado y de la reducción de la sabiduría a conocimiento técnico. Apoyamos los logros políticos de la era moderna. Todo hombre y mujer deben tener igual voto. Los derechos básicos deben de ser protegidos. Pero una sana democracia requiere jerarquías sociales y culturales que animen la búsqueda de la excelencia y honren a aquellos que sirven al bien común. Necesitamos restaurar y honrar adecuadamente un sentido de grandeza spiritual, para que nuestra civilización pueda contrarrestar el creciente poder tanto de la mera riqueza como del vulgar entretenimiento.
Una adecuada jerarquía alimenta el bienestar social
30. La dignidad humana es más que el derecho a que nos dejen en paz y las doctrinas de los derechos humanos internacionales no agotan las demandas de justicia, y mucho menos las de bien. Europa necesita renovar un consenso sobre la cultura moral de modo que el pueblo pueda ser guiado hacia una vida virtuosa. No debemos permitir que una falsa visión de la libertad impida el uso prudente de la ley para disuadir el vicio. Tenemos que perdonar las debilidades humanas, pero Europa no puede florecer sin la restauración de una aspiración común hacia una conducta recta y hacia la excelencia humana. Una cultura de la dignidad fluye de la decencia y la asunción de los deberes de cada etapa de la vida. Necesitamos renovar el intercambio de respeto entre las clases sociales que caracterizan a una sociedad que valora las contribuciones de todos.
Debemos restaurar la cultura moral
31. Al tiempo que reconocemos los aspectos positivos de la economía de libre mercado, debemos resistir las ideologías que tratan de someterlo todo a la lógica del mercado. No podemos permitir que todo esté en venta. El buen funcionamiento de los mercados requiere el imperio de la ley y nuestras leyes no deberían limitarse a vigilar la mera eficiencia económica. Los mercados también funcionan mejor cuando actúan dentro de instituciones sociales fuertes organizadas desde su propia lógica, por principios que no son de mercado. El crecimiento económico, que es beneficioso, no es el bien más alto. Los mercados necesitan ser orientados hacia fines sociales. Hoy, el gigantismo de las corporaciones amenaza incluso a la soberanía política. Las naciones necesitan cooperar para dominar la arrogancia y la falta de mesura de las fuerzas económicas globales. Apoyamos el uso prudente del poder del gobierno para preservar los bienes sociales no económicos.
Los mercados han de ser ordenados hacia fines sociales
32. Creemos que Europa tiene una historia y una cultura que vale la pena mantener. Nuestras universidades, no obstante, traicionan con demasiada frecuencia nuestra herencia cultural. Necesitamos reformar los planes educativos para fomentar la transmisión de nuestra cultura común y evitar el adoctrinamiento de nuestros jóvenes en una cultura del rechazo. Los maestros y preceptores en cada nivel tienen un deber con respecto a la memoria del pasado. Deberían enorgullecerse de su papel como puente entre las generaciones del pasado y las generaciones que vendrán. Debemos también renovar la alta cultura de Europa haciendo que lo sublime y lo bello sea nuestro patrón común y rechazando la degradación de las artes en un tipo de propaganda política. Esto requerirá el cultivo de una nueva generación de mecenas. Las corporaciones y las burocracias han demostrado ser pobres patronos de las artes.
La educación debe ser reformada
33. El matrimonio es el fundamento de la sociedad civil y la base para la armonía entre hombres y mujeres. Es el vínculo íntimo organizado para sustentar un hogar y criar a los hijos. Afirmamos que nuestros roles más importantes en la sociedad y como seres humanos son los de padres y madres. El matrimonio y los hijos son integrales a cualquier visión del progreso humano. Los hijos requieren sacrificios de aquellos que los traen al mundo. Este sacrificio es noble y debe de ser reconocido. Apoyamos políticas sociales prudentes encaminadas a fomentar y fortalecer el matrimonio, la maternidad y la educación de los hijos. Una sociedad que falla al dar la bienvenida a los niños no tiene futuro.
El matrimonio y la familia son esenciales
34. El auge de lo que se ha dado en llamar "populismo" produce hoy día una gran ansiedad en Europa, a pesar de que este término parece no haber sido nunca definido y es usado casi siempre como una invectiva. Tenemos nuestras reservas hacia este fenómeno. Europa necesita recurrir a la profunda sabiduría de sus tradiciones antes que confiar en lemas simplistas y apelaciones emotivas que dividen. Aún así, reconocemos que mucho de lo que hay en este fenómeno político puede representar una sana rebelión contra la tiranía de la falsa Europa, que etiqueta como "antidemocrático" cualquier amenaza a su monopolio sobre la legitimidad moral. El llamado "populismo" desafía la dictadura del status quo, el "fanatismo del centro", y lo hace con razón. Es un signo de que incluso en medio de nuestra degradada y empobrecida cultura política, la voluntad histórica de los pueblos europeos puede renacer.
El populismo debe de ser abordado
35. Rechazamos la falsa pretensión de que no hay alternativa responsable a la solidaridad artificial e impersonal de un mercado unificado, una burocracia transnacional y un entretenimiento superficial. El pan y el circo no son suficientes. La alternativa responsable es la verdadera Europa.
Nuestro futuro es la verdadera Europa
36. En este momento, pedimos a todos los europeos que se unan a nosotros en el rechazo de la fantasía utópica de un mundo multicultural sin fronteras. Amamos, y es justo que así sea, nuestras patrias y buscamos entregar a nuestros hijos todo lo noble que hemos recibido como patrimonio nuestro. Como europeos también compartimos una herencia común y esta herencia nos exige vivir juntos en paz como una Europa de las naciones. Renovemos la soberanía nacional y recuperemos la dignidad de una responsabilidad política compartida para el futuro de Europa.
Debemos asumir nuestras responsabilidades
Philippe Bénéton (France)
Lánczi András (Magyarország)
Roger Scruton (United Kingdom)
Robert Spaemann (Deutschland)
Bart Jan Spruyt (Nederland)
Francisco J. Contreras Peláez
Francisco Javier García Alonso
Macario Valpuesta Bermúdez
Pedro Fernández Barbadillo

Contra las "misas animadas"

Contra las "misas animadas"

Contra las "misas animadas"

Una escena de la "Misa por la Educación" anual celebrada por el entonces cardenal Bergoglio en su catedral en 2010.

La intrínseca perversidad del neomodernismo se comprueba por su malsana inclinación a entender el Rito divino de la Misa como el resultado de perspectivas histórico-culturales que lo harían indefinidamente modificable en base a las diferentes sensibilidades de sus destinatarios.

La banalización de la Religión, la tendencia a confinarla dentro de una experiencia psicológica oscilante entre las falsas alternativas representadas por un estéril intimismo consolatorio y por prorrumpentes efusiones asamblearias, denotan las raíces de la crisis que insidia la integridad doctrinal e institucional de la Iglesia, sumergiéndola en las proclamaciones de un ecumenismo confusionario y antidogmático.

Quien quiera que no se deje condicionar por los sofismas y por los preconceptos a-teológicos del progresismo no tardará en darse cuenta de los efectos espiritualmente nocivos que se siguen de la pretensión de adaptar la Religión al hombre moderno, pretensión señalada como el resultado culminante de un proceso evolutivo natural y benéfico.

Las reformas post-conciliares facilitaron la desacralización de la liturgia, vaciándola de su esencia de acto sacrificial y propiciatorio, cumplido por el Señor en beneficio de las almas y de su salvación eterna.

La divina Liturgia, sometida por la agresión profanadora de la pseudo-teología neomodernista a perder su originaria finalidad sobrenatural en una atmósfera caracterizada por el sucederse de cantos y bailes completamente extraños a la sacralidad del Rito, denuncia la presuntuosa centralidad de una asamblea que se auto-afirma como artífice de una nueva conciencia «religiosa» apta para acoger los limitados horizontes del espíritu mundano.

Debido a las ambiguas actualizaciones dictadas por la innatural búsqueda de un entendimiento con los invasivos «idola mundi», se hace cada vez más arduo aprovechar la inmensa riqueza de los tesoros espirituales liberados por la Pasión redentora de Jesús. La desconsagración de los altares, prontamente suplantados por mesas sin adornos, adaptadas a la reevocación simbólica y narrativa de la Cena del Señor, es la más desconcertante manifestación de la crisis que repercute trágicamente en los diversos contextos del mundo contemporáneo, condenado al suicidio por un tórbido escepticismo y por la pertinaz voluntad de institucionalizar el desorden moral y civil.

A ello se une la desvalorización del sacerdocio, ordenado por Dios para la reactualización del Sacrificio del Calvario, pero degradado por el reformismo conciliar a la dirección «pastoral» de una asamblea que afirma su arbitrario protagonismo, reduciendo la celebración eucarística a alegre ocasión convivial y desposando (según el consejo y la imposición de su «presidente») la ya casi universal costumbre profanadora de la «Comunión en la Mano».

Si la aberrante concepción de la Misa como espectáculo que presupone una adecuada animación exhibicionista es lo que ha traído la culpable aquiescencia a la venenosidad apostática del neomodernismo, el sacrosanto deber de minar su influjo corrosivo no puede no fundarse en una confiada devoción a los Dos Corazones de Jesús y María, que guían y unen a cuantos profesan la verdadera Fe en el camio hacia la bienaventuranza celeste.

R. Pa.

(Traducido por Marianus el eremita)

Mateo 5,37: "Que vuestro modo de hablar sea sí sí no no, porque todo lo demás viene del maligno". Artículos del quincenal italiano sí sí no no, publicación pionera antimodernista italiana muy conocida en círculos vaticanos. Por política editorial no se permiten comentarios y los artículos van bajo pseudónimo: "No mires quién lo dice, sino atiende a lo que dice" (Kempis, imitación de Cristo)

Johan Livernette : République maçonnique contre France Catholique

Martin Luther, le chant du coq de la modernité

Martin Luther, le chant du coq de la modernité, le site de L'Homme Nouveau

Martin Luther, le chant du coq de la modernité

L'Homme Nouveau

Rédigé par Philippe Maxence le dans Religion

Martin Luther, le chant du coq de la modernité

Sous ce titre, les éditions de L'Homme Nouveau viennent de faire paraître un livre de Danilo Castellano qui, dans une approche novatrice, ausculte la Réforme protestante, principalement dans ses conséquences politiques et montre ainsi la place déterminante qu'occupe l'esprit protestant dans notre monde actuel.

Doyen émérite de la Faculté de droit de l'université d'Udine (Italie), membre correspondant de deux académies royales espagnoles, Danilo Castellano est un philosophe connu et reconnu aussi bien dans son propre pays que dans ceux de langue hispanique. Auteur de très nombreux ouvrages, son travail porte essentiellement sur la philosophie politique et le droit. À ce titre, il est aujourd'hui l'un des plus éminents représentants des défenseurs du droit naturel classique qu'il illustre de façon aussi originale qu'incisive.

Un auteur à découvrir

En France, pourtant, à l'exception notable de la revue Catholica, dont il est membre du Conseil scientifique, il reste encore trop méconnu. Martin Luther, le chant du coq de la modernité, essai profondément novateur, est le premier livre qui paraît en français sous son seul nom et vient ainsi compléter les livres collectifs auxquels il a contribués. Publié à l'origine en 2016, simultanément en Italie et en Espagne, cet essai aurait dû voir le jour beaucoup plus tôt en langue française, si une série de difficultés ne s'étaient pas mises en travers pour en retarder la publication.

Fallait-il, pour autant, renoncer à sa publication ? Nous ne le croyons pas. Les analyses qu'offre dans ce petit livre le professeur Danilo Castellano dépassent de très loin le seul moment d'une commémoration, en l'occurrence celle de la Réforme protestante. Pour Danilo Castellano, la Réforme de Luther pose, en effet, les prémisses et les fondements du monde dans lequel nous vivons. Habités par la modernité, l'Europe et les États-Unis, et non les seuls États-Unis, en sont directement issus. Saisir ce lien revient donc à mieux comprendre ce que les Allemands appellent la Weltanschauung, cette conception du monde qui préside à nos destinées. L'enjeu n'est pas mince. Il est même déterminant si l'on entend sortir des conséquences que celle-ci a produites et dont nous constatons chaque jour les méfaits.

Extrait de la préface de l'auteur :  

Il semble plus opportun d'examiner les conséquences des théories et des choix de Luther sur le plan éthique, politique, juridique, les conséquences sur le plan de la philosophie pratique. Aussi bien l'Europe moderne et contemporaine que l'Amérique du Nord et même, en partie, l'Amérique du Sud sont filles du protestantisme, même si elles présentent certaines caractéristiques particulières qui les rendent en partie différentes. Même l'Espagne, qui a cherché à s'opposer à la culture protestante, en est restée partiellement victime. Il suffit de voir par exemple que la Seconde Scolastique chercha à y résister, à s'y opposer, mais à la fin en resta considérablement marquée malgré la persistance de cette opposition. Il suffirait de penser, en particulier, aux doctrines politiques de Suarez pour comprendre cette affirmation qui peut sembler paradoxale et certainement inhabituelle. (…)

Luther joue un rôle important en ce qui concerne les doctrines politiques qui entrèrent rapidement dans l'histoire, même si elles se traduisirent en pratique avec des contradictions.

C'est pourquoi le poids qu'a eu le luthéranisme ne concerne pas seulement la question religieuse : c'est surtout dans le domaine mondain qu'il s'est révélé considérable et même déterminant.

En revanche, on peut peut-être affirmer qu'il a imprimé un « tournant » à la politique, laquelle, a « transformé » (c'est-à-dire, trahie dans sa nature et dans sa finalité), a caractérisé toute la Modernité. À tel point qu'on pourrait dire que le protestantisme s'est rapidement diffusé non pour des raisons religieuses (du moins, pas principalement), mais pour des raisons mondaines : son expansion ne s'expliquerait pas autrement. Luther, en effet, est incohérent sur le plan théorique (ainsi que sur le plan moral), même s'il y a au fond de sa doctrine un choix qui lui donne une unité. Sa pensée, considérée en soi et pour soi, ne peut exercer aucune fascination. À tel point qu'il faudra attendre Hegel pour lui donner une structure, laquelle, toutefois, en est aussi en fait une transformation, bien qu'elle en soit le développement cohérent : l'ordonnance hégélienne de la doctrine luthérienne marque l'abandon définitif des résidus religieux en faveur des justifications rationalistes

Ce livre est disponible en librairie et dans notre boutique (236 pages, 12 €).

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